Mouvement mondial pour les forêts tropicales

Signez cette lettre! Dénoncer la campagne frauduleuse de la multinationale finlandaise UPM

Adhérez à cette lettre pour dénoncer le maquillage vert de la multinationale finlandaise UPM, qui tente d’installer une nouvelle usine de pâte à papier et d’étendre les plantations d’arbres de monoculture en Uruguay.

Des organisations sociales d’Uruguay, de Finlande et d’autres pays, ainsi que des professionnels de renom, ont présenté les résultats des recherches scientifiques menées au cours des 15 dernières années sur les impacts des plantations d’arbres de monoculture sur les prairies, réfutant le « greenwashing » de la société UPM, qui se présente comme une entreprise mondiale leader dans la lutte contre le changement climatique, la défense de la biodiversité et la gestion durable de l’eau.

L’activité principale de la multinationale finlandaise est la production de cellulose à partir de ses plantations d’eucalyptus, qui remplacent l’écosystème des prairies par des monocultures industrielles d’arbres exotiques. Outre le déplacement des populations rurales, ces plantations affectent les productions locales (souveraineté alimentaire), les sols (acidification et perte de matière organique et de minéraux, entre autres) et l’eau (rareté dans les zones adjacentes aux plantations et pollution due à l’utilisation de pesticides ).

Lisez et respectez la lettre ouverte qui est présentée aux différentes autorités des gouvernements uruguayen et finlandais ainsi qu’aux agences des Nations Unies, où la campagne frauduleuse UPM est dénoncée.

Maquillage vert issu de la multinationale UPM

Au public, national et international

Maquillage vert issu de la multinationale UPM

Les entités et professionnels soussignés dénoncent une frauduleuse campagne de la multinationale finlandaise UPM Kymmene, dont l'activité principale constitue la production de cellulose en Uruguay issue de plantations de monoculture d'eucalyptus, au sujet de laquelle elle se présente comme une entreprise mondiale de pointe dans la lutte contre le changement climatique, la défense de la biodiversité et la gestion durable de l'eau.

Plusieurs enquêtes, succintement présentées ci-dessous et plus approfondies dans le dossier ci-joint, prouvent la fausseté de l'affirmation d'UPM selon laquelle les monocultures d'arbres remplaçant les prairies naturelles favorisent et élargissent la biodiversité ou collaborent à atténuer le changement climatique et prévenir la déforestation ou, avec les usines de pâte de papier, participent à une gestion durable de l'eau.

UPM a annoncé récemment qu'elle avait rejoint l'initiative "Business Ambition for 1.5°C" lancée par le Pacte mondial des Nations unies. UPM déclare qu'elle s'efforcera d'atténuer le changement climatique et créer des produits innovants, en s'engageant à réduire de 65 % les émissions de dioxyde de carbone en plus de pratiquer une sylviculture durable.

À la fois,, UPM a déclaré qu'elle représentait l'une des six premières entreprises au monde quant à ses actions visant d'atténuer les risques climatiques, à prévenir la déforestation et à améliorer la gestion de l'eau. UPM est apparu en 2019 sur la liste Triple A de la CDP, une organisation financée par des entreprises et le gouvernement qui attribue des notes aux entreprises autour du developpement durable pour guider les investisseurs. Toutefois, ces scores sont basés sur des déclarations volontaires ; le CDP n'évalue pas les performances réelles des entreprises.

UPM développe donc une nouvelle campagne visant convaincre les investisseurs, les gouvernements et les populations du Sud Global sur la qualité de ses projets.

La modificationt d'affectation des terres pour les prairies caractéristiques de l'Amérique du Sud - le biome de la Pampa - forme un processus associé à l'expansion mondiale des plantations de monocultures d'espèces exotiques à croissance rapide pour la production de cellulose avec une plus importante rentabilité pour les entreprises, mais à un coût très élevé pour les communautés qui en souffrent.

Les témoignages sur les impacts sociaux et environnementaux négatifs des monocultures d'arbres sont documentés depuis plus de 20 ans par le Mouvement mondial pour les forêts tropicales (http://wrm.org.uy/es/listado-por-temas/plantaciones-de-arboles/).

En dehors du déplacement des populations rurales, ces cultures influent sur la production - (souveraineté alimentaire), le sol (acidification et perte de matière organique, entre autres) et l'eau (rareté des zones entourant les plantations et contamination par l'utilisation de produits agrochimiques).

Depuis plus de 15 ans, une série d'enquêtes sur les impacts des monocultures d'arbres et de la production de cellulose, menées par des scientifiques des universités d'Argentine, du Brésil, des États-Unis, du Royaume-Uni et de l'Uruguay, parmi d'autres pays, ont démontré la fausseté de la propagande d'UPM.

Nous présentons ci-dessous une série d'enquêtes scientifiques qui confirment ce qui précède et joignons un dossier avec un résumé de leurs résultats :

A. Les monocultures d'eucalyptus pour la production de cellulose sont de pires puits de carbone que les prairies originaires d'Amérique du Sud. En outre, la majeure partie du carbone capturé par ces arbres est libérée lors de leur récolte et de leur transformation en cellulose. Et dans le cadre de ce processus, la biomasse est brûlée et d'autres gaz sont libérés dans l'atmosphère, avec les effets qui en résultent sur le climat.

A1. Preliminary study of prairies forested with Eucalyptus sp. at the northwestern Uruguayan soils. Carrasco-Letelier, L., Eguren, G., Castiñeira, C., Parra, O., & Panario, D. (2003). https://is.gd/FpsLy1

A2. Soil organic carbon vs. bulk density following temperate grassland afforestation. Céspedes-Payret, C., Bazzoni, B., Gutiérrez, O., & Panario, D. (2017). Environmental Processes, 4(1), 75–92. https://doi.org/10.1007/s40710-016-0197-4

B. Les plantations de monocultures d'arbres extraient de manière irréversible des nutriments et des minéraux d'un écosystème qui a mis des milliers d'années à se former. Des espèces de faune exotiques, comme le sanglier, prolifèrent parmi ses rangées de milliers d'arbres clonés, qui sont un parasite pour le bétail et l'agriculture locale.

B1. Patterns and mechanisms of soil acidification in the conversion of grasslands to forests. Jobbágy, E. G., & Jackson, R. B. (2003). Biogeochemistry, 64(2), 205-229. https://is.gd/JOfTHl

B2. The irruption of new agro-industrial technologies in Uruguay and their environmental impacts on soil, water supply and biodiversity: a review. Céspedes-Payret, C., Piñeiro, G., Achkar, M., Gutiérrez, O., & Panario, D. (2009). International Journal of Environment and Health, 3(2), 175-197. https://doi.org/10.1504/IJENVH.2009.024877

B3. Land use change in a temperate grassland soil: afforestation effects on chemical properties and their ecological and mineralogical implications. Céspedes-Payret, C., Piñeiro, G., Gutiérrez, O., & Panario, D. (2012). Science of the Total Environment, 438, 549-557. https://doi.org/10.1016/j.scitotenv.2012.08.075

B4. The political economy of global tree plantation expansion: a review, Markus Kröger, The Journal of Peasant Studies (2014) https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/03066150.2014.890596

B5. Afforestation of savannas: an impending ecological disaster. Fernandes, G. W., Coelho, M. S., Machado, R. B., Ferreira, M. E., Aguiar, L. M. de S., Dirzo, R., Scariot, A., Lopes, C. R. (2016). Natureza & Conservação, 14(2), 146-151. https://doi.org/10.1016/j.ncon.2016.08.002

C. Les monocultures d'eucalyptus et les plantes cellulosiques associées réduisent et polluent gravement les principales sources d'eau de la région.

C1. Hydrological consequences of Eucalyptus afforestation in the Argentine Pampas. Engel, V., Jobbágy, E. G., Stieglitz, M., Williams, M., & Jackson, R. B. (2005). Water Resources Research, 41(10), W10409. https://doi.org/10.1029/2004WR003761

C2. Effects of afforestation on water yield: a global synthesis with implications for policy. Farley, K. A., Jobbágy, E. G., & Jackson, R. B. (2005). Global Change Biology, 11(10), 1565-1576. https://is.gd/RSE6mk

C3. Trading water for carbon with biological carbon sequestration. Jackson, R. B., Jobbágy, E. G., Avissar, R., Roy, S. B., Barrett, D. J., Cook, C. W., Farley, K.A., le Maitre, D.C., Mc Carl, B.A., Murray, B. C. (2005). Science, 310(5756), 1944-1947. https://doi.org/10.1126/science.1119282

C4. Land-use change and water losses: the case of grassland afforestation across a soil textural gradient in central Argentina. Nosetto, M. D., Jobbágy, E. G., & Paruelo, J. M. (2005). Global Change Biology, 11(7), 1101-1117. https://doi.org/10.1111/j.1365-2486.2005.00975.x

C5. Las forestaciones rioplatenses y el agua. Jobbágy, E. G., Nosetto, M. D., Paruelo, J. M., & Piñeiro, G. (2006). Ciencia hoy, 17(95), 12-21. https://www.researchgate.net/publication/265376623Lasforestacionesrioplatensesyelagua

C6. Síntesis de los efectos ambientales de las plantas de celulosa y del modelo forestal en Uruguay. Panario, D., Mazzeo, N., Eguren, G., Rodríguez, C., Altesor, A., Cayssials, R., & Achkar, M. (2006). https://doi.org/10.13140/RG.2.1.2929.0483

C7. Stream acidification and base cation losses with grassland afforestation. Farley, K. A., Piñeiro, G., Palmer, S. M., Jobbágy, E. G., & Jackson, R. B. (2008). Water Resources Research, 44(7), W00A03. https://doi.org/10.1029/2007WR006659

D. L'installation de l'agro-industrie de la cellulose dans le Cône Sud de l'Amérique génère des transformations sociales et politiques contradictoires dans la région.

D1. Ecosystem services and tree plantations in Uruguay: A reply to Vihervaara et al. Paruelo, J. M. (2012). Forest Policy and Economics, 22, 85-88. https://doi.org/10.1016/j.forpol.2012.04.005

D2. In the shadows of social licence to operate: Untold investment grievances in Latin America, Maria Ehrnström-Fuentes and Markus Kröger, Journal of Cleaner Production (2016). https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0959652616314536

D3. Birthing extractivism: The role of the state in forestry politics and development in Uruguay, Maria Ehrnström-Fuentes and MarkusKröger, Journal of Rural Studies (2017). https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0743016717305272

D4. Confronting extractivism – the role of local struggles in the (un)making of place, Maria Ehrnström-Fuentes, Emerald Insight (2019). https://www.emerald.com/insight/search?q=confronting+extractivism&showAll=true

À l'issue de tout ce qui a été exposé et démontré, les monocultures d'arbres exotiques pour la production de cellulose en remplacement des pâturages naturels ne constituent pas un modèle de développement durable inversement à ce que prétend l'industrie agroforestière. Au contraire, ce système conduit à une dégradation irréversible des sols et de l'eau et amorce des processus de désertification comme on le constate déjà au Brésil.

Les classements internationaux de durabilité élaborés par des institutions telles que le CDP sont utilisés par l'UPM dans des campagnes de propagande qui justifient son expansion dans le Sud en transférant la pollution et les émissions de gaz à effet de serre vers les régions les plus pauvres de la planète. Les promesses d'UPM n'évoquent rien d'autre que du "greenwashing" pour améliorer l'image de l'entreprise au niveau local et mondial.

Nous encourageons les organisations internationales, les gouvernements et les citoyens à rejeter avec véhémence la campagne frauduleuse d'UPM.

**votre signature**

Partagez cette petition avec vos amis :

   

Lettre intégrale:

Au public, national et international

Maquillage vert issu de la multinationale UPM

Les entités et professionnels soussignés dénoncent une frauduleuse campagne de la multinationale finlandaise UPM Kymmene, dont l’activité principale constitue la production de cellulose en Uruguay issue de plantations de monoculture d’eucalyptus, au sujet de laquelle elle se présente comme une entreprise mondiale de pointe dans la lutte contre le changement climatique, la défense de la biodiversité et la gestion durable de l’eau.

Plusieurs enquêtes, succintement présentées ci-dessous et plus approfondies dans le dossier ci-joint, prouvent la fausseté de l’affirmation d’UPM selon laquelle les monocultures d’arbres remplaçant les prairies naturelles favorisent et élargissent la biodiversité ou collaborent à atténuer le changement climatique et prévenir la déforestation ou, avec les usines de pâte de papier, participent à une gestion durable de l’eau.

UPM a annoncé récemment qu’elle avait rejoint l’initiative “Business Ambition for 1.5°C” lancée par le Pacte mondial des Nations unies. UPM déclare qu’elle s’efforcera d’atténuer le changement climatique et créer des produits innovants, en s’engageant à réduire de 65 % les émissions de dioxyde de carbone en plus de pratiquer une sylviculture durable.

À la fois,, UPM a déclaré qu’elle représentait l’une des six premières entreprises au monde quant à ses actions visant d’atténuer les risques climatiques, à prévenir la déforestation et à améliorer la gestion de l’eau. UPM est apparu en 2019 sur la liste Triple A de la CDP, une organisation financée par des entreprises et le gouvernement qui attribue des notes aux entreprises autour du developpement durable pour guider les investisseurs. Toutefois, ces scores sont basés sur des déclarations volontaires ; le CDP n’évalue pas les performances réelles des entreprises.

UPM développe donc une nouvelle campagne visant convaincre les investisseurs, les gouvernements et les populations du Sud Global sur la qualité de ses projets.

La modificationt d’affectation des terres pour les prairies caractéristiques de l’Amérique du Sud – le biome de la Pampa – forme un processus associé à l’expansion mondiale des plantations de monocultures d’espèces exotiques à croissance rapide pour la production de cellulose avec une plus importante rentabilité pour les entreprises, mais à un coût très élevé pour les communautés qui en souffrent.

Les témoignages sur les impacts sociaux et environnementaux négatifs des monocultures d’arbres sont documentés depuis plus de 20 ans par le Mouvement mondial pour les forêts tropicales (http://wrm.org.uy/es/listado-por-temas/plantaciones-de-arboles/).

En dehors du déplacement des populations rurales, ces cultures influent sur la production – (souveraineté alimentaire), le sol (acidification et perte de matière organique, entre autres) et l’eau (rareté des zones entourant les plantations et contamination par l’utilisation de produits agrochimiques).

Depuis plus de 15 ans, une série d’enquêtes sur les impacts des monocultures d’arbres et de la production de cellulose, menées par des scientifiques des universités d’Argentine, du Brésil, des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Uruguay, parmi d’autres pays, ont démontré la fausseté de la propagande d’UPM.

Nous présentons ci-dessous une série d’enquêtes scientifiques qui confirment ce qui précède et joignons un dossier avec un résumé de leurs résultats :

A. Les monocultures d’eucalyptus pour la production de cellulose sont de pires puits de carbone que les prairies originaires d’Amérique du Sud. En outre, la majeure partie du carbone capturé par ces arbres est libérée lors de leur récolte et de leur transformation en cellulose. Et dans le cadre de ce processus, la biomasse est brûlée et d’autres gaz sont libérés dans l’atmosphère, avec les effets qui en résultent sur le climat.

A1. Preliminary study of prairies forested with Eucalyptus sp. at the northwestern Uruguayan soils. Carrasco-Letelier, L., Eguren, G., Castiñeira, C., Parra, O., & Panario, D. (2003). https://is.gd/FpsLy1

A2. Soil organic carbon vs. bulk density following temperate grassland afforestation. Céspedes-Payret, C., Bazzoni, B., Gutiérrez, O., & Panario, D. (2017). Environmental Processes, 4(1), 75–92. https://doi.org/10.1007/s40710-016-0197-4

B. Les plantations de monocultures d’arbres extraient de manière irréversible des nutriments et des minéraux d’un écosystème qui a mis des milliers d’années à se former. Des espèces de faune exotiques, comme le sanglier, prolifèrent parmi ses rangées de milliers d’arbres clonés, qui sont un parasite pour le bétail et l’agriculture locale.

B1. Patterns and mechanisms of soil acidification in the conversion of grasslands to forests. Jobbágy, E. G., & Jackson, R. B. (2003). Biogeochemistry, 64(2), 205-229. https://is.gd/JOfTHl

B2. The irruption of new agro-industrial technologies in Uruguay and their environmental impacts on soil, water supply and biodiversity: a review. Céspedes-Payret, C., Piñeiro, G., Achkar, M., Gutiérrez, O., & Panario, D. (2009). International Journal of Environment and Health, 3(2), 175-197. https://doi.org/10.1504/IJENVH.2009.024877

B3. Land use change in a temperate grassland soil: afforestation effects on chemical properties and their ecological and mineralogical implications. Céspedes-Payret, C., Piñeiro, G., Gutiérrez, O., & Panario, D. (2012). Science of the Total Environment, 438, 549-557. https://doi.org/10.1016/j.scitotenv.2012.08.075

B4. The political economy of global tree plantation expansion: a review, Markus Kröger, The Journal of Peasant Studies (2014) https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/03066150.2014.890596

B5. Afforestation of savannas: an impending ecological disaster. Fernandes, G. W., Coelho, M. S., Machado, R. B., Ferreira, M. E., Aguiar, L. M. de S., Dirzo, R., Scariot, A., Lopes, C. R. (2016). Natureza & Conservação, 14(2), 146-151. https://doi.org/10.1016/j.ncon.2016.08.002

C. Les monocultures d’eucalyptus et les plantes cellulosiques associées réduisent et polluent gravement les principales sources d’eau de la région.

C1. Hydrological consequences of Eucalyptus afforestation in the Argentine Pampas. Engel, V., Jobbágy, E. G., Stieglitz, M., Williams, M., & Jackson, R. B. (2005). Water Resources Research, 41(10), W10409. https://doi.org/10.1029/2004WR003761

C2. Effects of afforestation on water yield: a global synthesis with implications for policy. Farley, K. A., Jobbágy, E. G., & Jackson, R. B. (2005). Global Change Biology, 11(10), 1565-1576. https://is.gd/RSE6mk

C3. Trading water for carbon with biological carbon sequestration. Jackson, R. B., Jobbágy, E. G., Avissar, R., Roy, S. B., Barrett, D. J., Cook, C. W., Farley, K.A., le Maitre, D.C., Mc Carl, B.A., Murray, B. C. (2005). Science, 310(5756), 1944-1947. https://doi.org/10.1126/science.1119282

C4. Land-use change and water losses: the case of grassland afforestation across a soil textural gradient in central Argentina. Nosetto, M. D., Jobbágy, E. G., & Paruelo, J. M. (2005). Global Change Biology, 11(7), 1101-1117. https://doi.org/10.1111/j.1365-2486.2005.00975.x

C5. Las forestaciones rioplatenses y el agua. Jobbágy, E. G., Nosetto, M. D., Paruelo, J. M., & Piñeiro, G. (2006). Ciencia hoy, 17(95), 12-21. https://www.researchgate.net/publication/265376623Lasforestacionesrioplatensesyelagua

C6. Síntesis de los efectos ambientales de las plantas de celulosa y del modelo forestal en Uruguay. Panario, D., Mazzeo, N., Eguren, G., Rodríguez, C., Altesor, A., Cayssials, R., & Achkar, M. (2006). https://doi.org/10.13140/RG.2.1.2929.0483

C7. Stream acidification and base cation losses with grassland afforestation. Farley, K. A., Piñeiro, G., Palmer, S. M., Jobbágy, E. G., & Jackson, R. B. (2008). Water Resources Research, 44(7), W00A03. https://doi.org/10.1029/2007WR006659

D. L’installation de l’agro-industrie de la cellulose dans le Cône Sud de l’Amérique génère des transformations sociales et politiques contradictoires dans la région.

D1. Ecosystem services and tree plantations in Uruguay: A reply to Vihervaara et al. Paruelo, J. M. (2012). Forest Policy and Economics, 22, 85-88. https://doi.org/10.1016/j.forpol.2012.04.005

D2. In the shadows of social licence to operate: Untold investment grievances in Latin America, Maria Ehrnström-Fuentes and Markus Kröger, Journal of Cleaner Production (2016). https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0959652616314536

D3. Birthing extractivism: The role of the state in forestry politics and development in Uruguay, Maria Ehrnström-Fuentes and MarkusKröger, Journal of Rural Studies (2017). https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0743016717305272

D4. Confronting extractivism – the role of local struggles in the (un)making of place, Maria Ehrnström-Fuentes, Emerald Insight (2019). https://www.emerald.com/insight/search?q=confronting+extractivism&showAll=true

Télécharger le dossier complet ici >>> disponible uniquement en anglais et espagnol.

À l’issue de tout ce qui a été exposé et démontré, les monocultures d’arbres exotiques pour la production de cellulose en remplacement des pâturages naturels ne constituent pas un modèle de développement durable inversement à ce que prétend l’industrie agroforestière. Au contraire, ce système conduit à une dégradation irréversible des sols et de l’eau et amorce des processus de désertification comme on le constate déjà au Brésil.

Les classements internationaux de durabilité élaborés par des institutions telles que le CDP sont utilisés par l’UPM dans des campagnes de propagande qui justifient son expansion dans le Sud en transférant la pollution et les émissions de gaz à effet de serre vers les régions les plus pauvres de la planète. Les promesses d’UPM n’évoquent rien d’autre que du “greenwashing” pour améliorer l’image de l’entreprise au niveau local et mondial.

Nous encourageons les organisations internationales, les gouvernements et les citoyens à rejeter avec véhémence la campagne frauduleuse d’UPM.

Signatures ci-dessous

Organizaciones uruguayas

Coordinación Nacional contra UPM
Comisión Nacional de Defensa del Agua y la Vida
Movimiento por un Uruguay Sustentable (MOVUS)
No al tren de UPM
Asamblea por el Agua de Santa Lucía
Asociación Ambientalista de Salto
Movimiento por la Tierra
Grupo Guayubira
Mesa Nacional de Colonos
Colectivo Ecofeminista Dafnias
REDES/Amigos de la Tierra Uruguay
Maldonado por la Tierra y el Agua
Asociación Uruguaya de Guardaparques
Fridays for Future Uruguay/ Jóvenes por el Futuro
Consejo de la Nación Charrúa (CONACHA)
Comisión Rivera por la vida sustentable y el agua
RAPAL Uruguay
Asociación de Trabajadores Civiles de los Diques del Estado (ATCDE)
Plenario intersindical social María Romana – La Paloma, Rocha
Diario barrial La Bicicleta
Colectivo Ñangapiré, San Gregorio de Polanco
Ecofeminismo Rio Negro
Partidos por el Medio, San Gregorio de Polanco
Movimiento de Protección Ambiental de Sarandí del Yí
Vivero Atrapasueños, San Gregorio de Polanco
Agrupación Motoquera Cicatriz Uruguay
Taller del arte-insano, San Gregorio de Polanco
Periódico La Fragua
Redes Ecologistas
Clan Choñik (Indígenas Charrúas)
Paysandú Nuestro
Grupo Ecológico Naturista Sanducero / GENSA de Paysandú
Centro de Promoción y Defensa de Derechos Humanos
Organizaciones finlandesas
Amigos de los Sin Tierra, Finlandia
Amigos de la Tierra Finlandia
New Wind Association
Emmaus Aurinkotehdas ry
Katajamäki ry

Adhieren
Organizaciones internacionales
Movimiento Mundial por los Bosques Tropicales (WRM)
Acción Ecológica, Ecuador
Amigos de la Tierra Argentina
Guardianes del Iberá, Argentina
FASE/ES, Brasil
Global Justice Ecology Project
GE Free NZ in Food and Environment, Nueva Zelandia
RECOMA – Red Latinoamericana contra los monocultivos de árboles
Organización BIOS, Argentina
Unidad de Vinculación Ecologista – Fundación La Hendija, Paraná, Entre Ríos, Argentina
Asociación Argentina de Abogados Ambientalistas (AAdeAA)
Otros Mundos Chiapas/Amigos de la Tierra México
OLCA – Observatorio Latinoamericano de Conflictos Ambientales, Chile
Corporate Europe Observatory (CEO)
The Campaign to Stop GE Trees, Internacional
ONG Buenos Aires Sostenible, Argentina
CESTA (Centro Salvadoreño de Tecnologías Apropiadas), El Salvador
CoecoCeiba (Comunidades Ecologistas La Ceiba), Costa Rica
Intipachamama, Nicaragua
Museo del Hambre y Seminario sobre el Derecho a la Alimentación Adecuada de la Facultad de Derecho de la UBA

Profesionales y referentes sociales
Daniel Panario, Doctor en Tecnología Ambiental y Gestión del Agua, Uruguay
Ofelia Gutiérrez, Doctor En Ciencias Ambientales, Tecnología Ambiental y Gestión de Aguas, Uruguay
Gustavo Melazzi, Doctor en Economía con especialización en Planificación, Uruguay
Aelita Moreira Viñas, Ingeniera Agrónoma, Uruguay
Ignacio Stolkin, Profesor Emérito Dr. Ingeniero Químico, Uruguay
Astrid Sanchez, Arquitecta Especialista en Evaluación Ambiental Estratégica, Uruguay
Graciela Piñeiro Martínez, Doctora en Ciencias Biológicas, Uruguay
Ricardo Viscardi, Doctor en Filosofía, Uruguay
Marisa Pérez, Ingeniera Agrónoma, Uruguay
Alejandro Cairús, Docente de Diseño, Uruguay
Claudia Piccini, Doctora, Investigadora de Ciencias Biológicas, Uruguay
Liliana Terradas, Doctora en Medicina, Uruguay
Daniel Hernández Pérez, Master en Ciencias Ecológicas, Uruguay
Isabel Sans, Ingeniera Agrónoma, Uruguay
Daniel García Fernández, Doctor en Ciencias Biológicas, Uruguay
Marcelo Loureiro, Doctor en Ciencias Biológicas, Uruguay
Alicia Sans, Doctora en Medicina, Uruguay
Carlos Anido, Ingeniero de Minas, Uruguay
Lucía Delbene, Licenciada en Ciencias Biológicas y Magister en Geociencias, Uruguay
Isabel Viana, Arquitecta, Uruguay
William Yohai, Doctor en Medicina, Uruguay
Victor Bacchetta, Periodista, Uruguay
Raul Viñas, Meteorólogo, Uruguay
Laura Rodríguez-Graña, Doctora en Oceanografía, Uruguay
Marta Chiappe, Ingeniera Agrónoma, PhD, Docente e Investigadora, Uruguay
Fabiana Campos, Doctora en Odontología, Uruguay
Juan Carlos Gómez Castro, Abogado, Uruguay
Ana Maria Barreiro, Abogada, Uruguay
Mercedes Villar Drever, Arquitecta, Posgrado en Ingeniería Ecológica, HeriotWatt, Edimburgo, Uruguay
Eduardo Bauzá, Productor agroecológico, Uruguay
Patricia Iribarne, Bióloga humana, Maestránda en Ciencias Ambientales, Uruguay
Virginia Cardozo, Médica de familia y comunidad, Uruguay
Betty Francia, Antropóloga y productora agroecológica, Uruguay
Brenda Bogliaccini, Militante social de la zona Oeste de Montevideo, Uruguay
Diane Denoir, Cantante y ecologista, Uruguay
Andrés Olivetti, Profesor, Uruguay
Laura Cafaro, Trabajadora social, actual suplente en el Parlamento Uruguayo, Uruguay
Gastón Carro, Ingeniero Agrónomo Forestal, Uruguay
Mariana Achugar, PhD. Investigadora y activista social, Uruguay
Miguel Scapusio, Psicólogo y activista de derechos humanos, Uruguay
Valeria España, Abogada de derechos humanos, Uruguay
Laura Rodríguez, Veterinaria, Uruguay
Amparo Fernández, Lingüísta y activista social, Uruguay
Irene Gonçalvez , Concejala de Maldonado, Uruguay
Juan Ángel Urruzola, Fotógrafo, Uruguay
Álvaro Jaume, productor y activista social, Uruguay
Adriana Goñi, Antropóloga, Uruguay
Laura Outeda, Docente y activista social, Uruguay
Gabriel Delacoste, Politólogo, Uruguay
Hugo Cabieses Cubas, Ex Viceministro de Desarrollo Estratégico de los Recursos Naturales, Perú
Silvana Buján, Licenciada en Ciencias de la Comunicación, Argentina
Pablo Bergel, Sociólogo, ex diputado, Presidente de la Comisión de cambio climatico de la Legislatura Ciudad Autónoma de Buenos Aires, Argentina
María Ehrnström-Fuentes, Doctora en Economía y Administración, Hanken School of Economics, Finlandia
Roberto Ochandio, Geógrafo, Argentina
Jorge Oscar Daneri, Abogado, Argentina
Enrique Viale, Abogado, Argentina
Manuel Ludueña, Profesor de Sostenibilidad Urbana en la Universidad de Buenos Aires, Argentina