Mouvement mondial pour les forêts tropicales

Le projet Ejolt présente un rapport sur le MDP

Le projet Ejolt présente un rapport sur le MDP

Le projet Ejolt (Environmental Justice Organisations, Liabilities and Trade), qui regroupe 23 organisations activistes et des membres du monde universitaire, s’est fixé le but ambitieux d’inventorier les conflits sur la distribution écologique et de produire du matériel qui soit utile aux organisations qui luttent contre l’injustice environnementale (voir www.ejolt.org).

Dans le cadre de ses activités, Ejolt vient de publier une analyse critique, assortie d’études de cas, sur le rôle que le Mécanisme de développement propre (MDP) a joué en Afrique. Le MDP fait partie du Protocole de Kyoto de la Convention sur les changements climatiques ; il permet aux pays pollueurs du Nord d’investir dans des projets censés aboutir à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les pays du Sud. Or, il a en fait servi à avantager les grandes entreprises (du Nord et du Sud), et les gouvernements sur lesquels elles ont de l’influence ou qu’elles arrivent même à contrôler. Le cas de l’Afrique du Sud en est un exemple illustratif.

Le rapport The CDM in Africa Cannot Deliver the Money (PDF), produit par l’université du Centre KwaZulu-Natal pour la société civile et par le Projet de recherche sur la justice climatique de l’Institut Dartmouth, explique pourquoi le MDP est un échec.

De nombreuses sources d’émissions de carbone en Afrique (le brûlage de gaz dérivé de l’extraction de pétrole, la combustion de charbon pour l’électricité, le déboisement, et tant d’autres) requièrent une attention urgente, tout comme la prolifération de « fausses solutions » de la crise climatique, comme les grand barrages, les plantations industrielles d’arbres ou les agrocarburants. Or, le MDP finance dans toute l’Afrique ces activités dangereuses à but lucratif, les rendant plus rentables pour les multinationales basées surtout en Europe, aux États-Unis ou en Afrique du Sud.

Une fois de plus, ce sont les populations, les travailleurs et les environnements qui y perdent. Des mouvements de résistance ont surgi mais, dans certains cas, ils se heurtent à la répression ou à l’assimilation par le biais de stratégies de « diviser pour régner ».

Le rapport en anglais peut être lu sur http://climateandcapitalism.com/files/2012/04/CDM-Africa-Cannot-Deliver.pdf

 

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