Articles de bulletin

Les grandes plantations en monoculture « dérobent aux femmes tout ce qu'elles ont en s'emparant des terres agricoles et des forêts dont dépendent les femmes pour leurs moyens de subsistance et nourrir leurs familles ». Ces termes sont utilisés dans la déclaration finale d'un atelier organisé à Port Loko, au Sierra Leone, en août 2017, qui a réuni des femmes des régions Nord, Sud et Est du Sierra Leone. (1)
Des forêts ? Ou des plantations ?
Les plantations de teck équatoriennes ne sont pas destinées à la consommation intérieure. Tout le bois de teck est exporté. Les bénéfices économiques pour les endroits où le bois est produit sont très faibles, car les plantations créent très peu d’emplois et les producteurs ne font aucun investissement d’ordre social ; en revanche, ces plantations provoquent une pénurie d’eau et la perte de la souveraineté alimentaire.
Depuis plus de 20 ans maintenant, les systèmes de certification tels que le Forest Stewardship Council (FSC) et la Table ronde sur l'huile de palme durable (Roundtable on Sustainable Palm Oil - RSPO) (1) ont aidé les sociétés de plantations à garantir leurs bénéfices et à protéger leur réputation. Comment y parviennent-ils quand les impacts des grandes plantations industrielles d'eucalyptus, de pin, d'acacia et de palmiers à huile sont si évidents pour tout le monde ?
Du 11 au 13 octobre, Mexico accueillera une « Conférence de haut niveau sur l'aviation et les carburants alternatifs » organisée par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). L'OACI est une agence spécialisée des Nations Unies qui a fait la preuve depuis longtemps qu'elle représente les intérêts de l'industrie aéronautique, c'est-à-dire les compagnies aériennes et les fabricants d'avions.
Le présent bulletin du WRM porte sur une des stratégies clés qu’adoptent les industries (principalement extractives) pour assurer leur croissance dans le cadre de la soi-disant « économie verte : » les compensations pour perte de biodiversité.