Les autres informations

La capacité de consommation des États-Unis est légendaire. Bien que notre population figure à la troisième place, loin derrière celles de la Chine et de l’Inde, nous consommons plus que n’importe quel autre pays du monde. Cela est vrai aussi dans le cas du papier : un Nord-américain consomme en moyenne 300 kg de papier par an, dépassant de beaucoup la consommation des habitants des autres pays. Pour information, disons qu’aux États-Unis on estime que le minimum requis pour satisfaire les besoins de lecture et écriture et de communication est de 30-40 kilos par personne.
Dans le bulletin du mois dernier du WRM, numéro 125, nous avons parlé de la 12eConférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui avait eu lieu à Bali, en Indonésie, en décembre 2007.
Le Sommet des communautés criminalisées pour avoir défendu la nature a eu lieu à Quito en novembre dernier. Les poursuites font partie d’une stratégie visant à étouffer toute manifestation contre les activités extractives des transnationales en Équateur. On dirait que n’importe qui peut être accusé, pour peu qu’il se prononce contre l’irrationalité de l’économie mondiale.
Le ministre des Affaires tribales de l’Inde a promis au parlement du pays, le 7 décembre 2007, que la Loi sur les droits forestiers tribaux approuvée par cet organe en 2006, serait mise en application à partir du 1er janvier 2008.
Les vieux projets de barrages sur le cours inférieur du fleuve Mékong ont été réactivés ces derniers temps. D’après les communiqués de presse de l’ONG thaïlandaise TERRA, les gouvernements du Laos, du Cambodge et de la Thaïlande ont autorisé des entreprises thaïlandaises, malaises et chinoises à conduire des études de faisabilité pour la construction de six grands barrages hydroélectriques. Il y a dix ans, ces projets avaient été rejetés en raison de leur coût élevé et des risques qu’ils comportaient pour l’environnement.
L’Assemblée législative nationale (ALN) établie après le coup militaire de l’année dernière en Thaïlande et qui doit être dissoute après les élections générales du 23 décembre, a approuvé sur son lit de mort le tant attendu projet de loi sur les forêts communautaires. Pourtant, au lieu de consolider les droits constitutionnels de toutes les communautés de gérer leurs zones boisées, l’ALN a choisi d’exclure celles qui habitent à l’extérieur des « zones de conservation » de la participation à la gestion des forêts.
La forêt doit disparaître, voilà ce que semblent dire les différents instruments créés en Colombie pour le secteur forestier. Pourtant, la plupart d’entre eux fixent des objectifs de conservation et de protection.
Avec des discours sur le développement durable et le salut des pauvres derrière lesquels se cache l’idéologie du grand capital, les géants de la pâte avancent sur l’État de Rio Grande do Sul. Avec leur capital, ils financent des campagnes électorales, paient pour une publicité trompeuse et manipulent à leur gré les pouvoirs publics.
L’invasion des territoires des populations locales par le projet agro-industriel d’Aracruz Celulose S.A., établi en Espírito Santo dans les années 1960 et 1970, a causé d’énormes pertes matérielles et symboliques aux peuples indigènes et quilombolas, dont certaines sont irrécupérables.
Entre les années 2001 et 2005, on pouvait acheter aux États-Unis des panneaux de contreplaqué fabriqués par Pizano S.A., l’une des plus grandes entreprises forestières de la Colombie. Ces panneaux étaient faits en partie avec du bois de plantations certifiées par le FSC (Forest Stewardship Council) ; le reste du bois provenait des forêts naturelles du Nord-Est de la Colombie, où la guérilla, les paramilitaires et l’armée se battaient pour le contrôle du territoire et de ses ressources naturelles. Ces panneaux de contreplaqué étaient ensanglantés.
Pour essayer de décourager l’utilisation de sacs en plastique, le gouvernement du Kenya a appliqué, il y a quelques mois, un impôt de 120 % sur les plastiques. Bien que cet impôt puisse paraître favorable à l’environnement, il pourrait avoir sur ce dernier des effets très graves. Parmi les bénéficiaires de la décision figure l’entreprise semi-étatique Pan African Paper Mills.
Depuis des années, le WRM fait connaître les répercussions sociales et environnementales de la monoculture d’arbres, mais nous n’avions pas d’informations sur le premier maillon de la chaîne : les pépinières où sont produits les millions de semis destinés à la plantation. À présent, une enquête vient d’être terminée concernant les conditions de travail et l’usage de produits agrochimiques toxiques dans les pépinières des deux principales entreprises forestières certifiées en Uruguay par le Forest Stewardship Council – FSC : Eufores (Ence – Espagne) et FOSA (Metsa Botnia – Finlande). (1)