Les forêts anciennes disparaissent à un rythme « sans précédent » dans les zones protégées au Cambodge, selon un nouveau rapport du groupe Forest Trends. Ces dernières années, le gouvernement cambodgien a accordé ce qu'on appelle des concessions foncières économiques (Economic Land Concessions - ELC) à de grandes entreprises agro-industrielles qui veulent mettre des terres en exploitation. Sous le couvert de la création d'une plantation d'hévéas, par exemple, les arbres sont abattus et exportés.
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La plupart des forêts du Bassin du Congo ont été divisées en concessions, en zones de conservation et en zones destinées à un usage communautaire, la plupart des forêts d'Afrique centrale relevant de concessions forestières industrielles. Les communautés dépendantes des forêts ont été totalement exclues des processus de prise de décision.
En 2013, la République centrafricaine a été plongée dans un conflit qui a coûté la vie à plus de 5 000 personnes et conduit au déplacement de plus d'un million de personnes. Lorsque le groupe de rebelles de la Séléka a pris le pouvoir à la faveur d'un coup d'État sanglant, il a dépêché des troupes dans les forêts tropicales du pays. Là, ils ont conclu des contrats lucratifs avec des entreprises forestières qui ont aidé au financement d'une campagne acharnée de violence contre la population du pays.
Une vidéo de l'ONG Global Witness, qui a rendu visite à de nombreuses communautés en RDC directement affectées par l'industrie forestière, montre la réalité de ces concessions sur le terrain. Et surtout, on constate que la même histoire se répète. Les communautés n'ont obtenu aucune retombée positive depuis que les entreprises forestières ont démarré leurs activités, les ressources dont ils dépendent sont devenues rares et les rivières se tarissent, tandis que les promesses de projets de développement et d'emploi ont disparu.
Des centaines de personnes sont détenues en Indonésie pour avoir revendiqué leurs droits sur leurs terres, leurs forêts et d'autres ressources alors qu'elles résistaient à l'expulsion et à l'accaparement des terres. La réalité est que la Loi indonésienne sur la prévention et l'éradication de la destruction des forêts, apparemment destinée à protéger les forêts contre le crime organisé et l'exploitation forestière illégale, est plutôt utilisée pour criminaliser les peuples autochtones et les communautés locales.
REDD : une collection de conflits, de contradictions et de mensonges présente des résumés des rapports concernant vingt-quatre projets ou programmes REDD qui ont quelque chose en commun : un certain nombre de caractéristiques structurelles qui affaiblissent les droits des peuples forestier ou qui ne combattent pas le déboisement.
Bien qu'on reconnaisse de plus en plus, au niveau international, le rôle des forêts dans la souveraineté alimentaire des populations tributaires des forêts, de grandes quantités de plantes médicinales et très nutritives sont en train de disparaître à cause de la déforestation. C'est par exemple le cas au Bénin, où 12 % des ménages ont perdu la souveraineté alimentaire, 38 % des plantes médicinales ont disparu et la malnutrition est fréquente.
Depuis 2004, grâce au réseau international « Redmanglar » (Réseau Mangrove), qui rassemble les communautés, les organisations, les universitaires, les scientifiques et les militants concernés par la défense des forêts de mangrove, les mangroves sont célébrées tous les 26 juillet.
La construction de trois méga-barrages en Malaisie a entraîné le déplacement de dizaines de milliers de personnes et les a obligées à rejoindre des zones de réinstallation. Une superbe vidéo du Projet Bornéo montre une terrible réalité, où les projets actuels de construction de douze barrages supplémentaires dans la région du Sarawak vont entraîner le déplacement de plusieurs milliers d'autres personnes.
Le long de la côte atlantique du Honduras, les communautés afro-caribéennes Garifuna sont menacées et forcées à quitter leurs terres du fait de projets visant à créer des méga-projets touristiques et des villes gérées par des entreprises (souvent appelés « villes modèles »), ainsi qu'à cause de l'expansion des milieux des narcotrafiquants et des plantations de palmiers à huile qui envahissent et utilisent leurs territoires.
Que signifie « nettes » pour la Banque mondiale ? Un article paru dans le journal mexicain « La Jornada » signale le problème des soi-disant « zéro émissions nettes », un concept vigoureusement mis en avant dans un récent rapport de la Banque mondiale. L'auteur, Silvia Ribeiro, explique que le terme est un piège conçu pour induire en erreur : il ne s'agit pas de réduction des émissions, ni de « zéro émissions ».
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