n 2004, le ministre de la sylviculture a lancé, par le biais du Décret nº 101/Menhu-II/2004, une politique d'accélération de la production de bois à pâte pour alimenter l'industrie de la pâte et du papier. Cette politique a été très favorablement accueillie, dans la province de Jambi, par Wira Karya Sakti (WKS), une entreprise forestière filiale du géant Sinar Mas Group (SMG).
Articles de bulletin
« Nous voulons rendre responsables les entreprises qui ont construit le barrage ou qui en ont tiré profit, que ce soit la société coréenne qui l'a construit ou la société belge qui en est maintenant propriétaire.
Bertolt Brecht écrivait dans son exil : « Vraiment je vis à une époque sombre. Un mot innocent est folie. Un front lisse est une marque d'insensibilité. Celui qui rit n'a pas encore appris l'affreuse nouvelle, elle ne lui est pas parvenue. Quels temps que ceux-ci, où parler des arbres est presque un crime, parce que c'est faire silence sur tant de forfaits ! » C'était en 1938, mais cela pourrait être aujourd'hui.
En 2003, la société brésilienne Aracruz Celulose a payé 610 millions USD à Klabin pour les installations de production de pâte de Riocell à Rio Grande do Sul. L'usine produisant 400 000 tonnes par an et les 40 000 hectares de plantations d'eucalyptus s'accompagnaient d'un certificat du Forest Stewardship Council (FSC) qui attestait que les plantations étaient bien gérées.
La commune de Lumaco, peuplée de 11 405 personnes, est située dans la neuvième région du Chili. Du point de vue de l'ancienne territorialité mapuche et des identités actuelles revendiquées dans la région, Lumaco correspond au centre politique du territoire mapuche-nalche (que l'on appelle aussi « nagche » et « nag-che »).
Le peuple indigène Motilón Bari est établi depuis des millénaires dans le bassin du fleuve Catatumbo, dans le département du Nord de Santander. Il s'agit d'une région forestière d'une étendue d'environ 126 600 hectares, située sur la frontière du Venezuela et possédant une richesse considérable en matière de diversité biologique, de bois, de minéraux, d'hydrocarbures et de ressources hydriques dans ses forêts humides qui jouent le rôle de filtre naturel pour les eaux du lac de Maracaibo (Venezuela).
Plus de 400 jeunes des deux sexes ont participé le 13 mai à une manifestation contre les plantations de l'entreprise japonaise EUCAPACIFIC dans la localité de Tortuga, située dans le canton de Muisne de la province d'Esmeraldas (voir http://www.wrm.org.uy/paises/Ecuador/Muisne_sin_eucaliptos.pps ).
Une guerre inégale a lieu dans le Sud du parc national Yasuní (voir le bulletin nº 96 du WRM) : des lances contre des fusils.
Le parc national Yasuní s'étend sur 982 000 hectares. Il est situé en territoire huaorani, dans les provinces de Napo et Pastaza, et fait partie de ce qu'on appelle la Zone Intangible, où habitent des peuples des ethnies tagaeri et taromenane en situation d'isolement volontaire.
En 1729, Jonathan Swift (qui consacra une bonne partie de ses écrits à la lutte de l’Irlande contre la domination de l’Angleterre) publiait sa satire : « Modeste proposition pour éviter que les enfants des pauvres d’Irlande soient un fardeau pour leurs parents ou leur pays et pour les rendre utiles au public ». Ce qu’il suggérait, c’était de bien les nourrir pour les manger ensuite. S’il avait vécu aujourd’hui, il aurait sans doute trouvé quelque chose de satirique à dire sur le gouvernement des États-Unis et la Journée de la Terre (22 avril).
L’Institut néo-zélandais de Foresterie est en train d’organiser en 2006 une conférence intitulée « Absolutely positively forests » (littéralement : absolument et positivement des forêts). Bien que le sens véritable – et probablement très profond – de ce titre puisse porter à discussion, deux interprétations sont possibles à notre avis : ou bien la rencontre sera absolument et positivement centrée sur les forêts, ou bien elle sera destinée à convaincre tout le monde que les plantations de pins Radiata sont absolument et positivement des forêts.
La Huitième Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique, qui s’est terminée le 31 mars, a pris deux décisions importantes et apparentées : le maintien du moratoire sur la technologie dénommée « terminator » et la recommandation aux pays d’être prudents au sujet de l’utilisation potentielle d’arbres génétiquement modifiés.
Le parc national Omo, situé dans le Sud de l’Éthiopie, sera bientôt sous le contrôle de l’organisation de conservation hollandaise African Parks Foundation (APF), et 50 000 membres de diverses tribus risquent d’en être expulsés et/ou de perdre leur accès à des ressources vitales pour eux.
Ce parc de 1 570 miles carrés héberge les tribus Suri, Dizi, Mursi, Me’en et Nyangatom. Leurs membres habitent le parc ou l’utilisent presque entièrement pour l’agriculture et l’élevage de bétail. Ce territoire est leur foyer depuis des siècles.