La Birmanie, dont la population dépasse 40 millions de personnes, possède une grande variété de régimes pluviaux, de températures, de sols et de reliefs. Cette variété se traduit par de nombreux types de forêts différents, qui vont de la forêt tropicale de l’Himalaya dans le Nord et l’Est, à la forêt de plaine, aux mangroves et aux récifs de corail dans le Sud. L’importance de la Birmanie pour la conservation mondiale découle du fait que le pays contient des écosystèmes, comme la forêt humide péninsulaire, qui ont déjà disparu dans les pays voisins.
Articles de bulletin
Lors du « Sommet des fruits de mer » organisé dernièrement à Seattle par la Seafood Choice Alliance (29-30 janvier 2006), le « spécialiste en aquaculture » du WWF, Aaron A. McNevin, PhD, a annoncé que le WWF avait constitué l’Alliance pour l’aquaculture durable, qui vise à trouver le moyen de certifier les crevettes d’élevage sur la base des bonnes pratiques de gestion.
C’est officiel. Le ‘Projet de plantations industrielles d’arbres’ de la Banque asiatique de développement a aggravé la pauvreté au Laos. Dans un rapport de décembre 2005, le Département d’évaluation des opérations de la Banque (OED) conclut que le projet « n’a pas réussi à améliorer la situation socio-économique de ceux qu’il devait bénéficier, car ces personnes se sont davantage appauvries pour avoir dû rembourser les prêts destinés à financer les plantations perdues. »
Les forêts peuvent-elles coexister avec les gens ? Cette question si fréquemment posée reviendra sur le tapis si le projet de loi sur les forêts communautaires arrive au parlement pour la votation définitive. Or, il ne s’agit pas de la bonne question. Si nous voulons vraiment protéger les forêts qui restent après les diverses déprédations commises par l’État, nous devons nous demander si, sans la participation et la surveillance populaires, les forêts peuvent survivre à la mauvaise gestion et à l’exploitation étatique.
Nous souhaitons communiquer à nos lecteurs l’annonce de deux documentaires sur les effets désastreux de l’industrie minière au Guatemala.
Le premier, qui s’intitule « L’extraction d’or à ciel ouvert au Guatemala ; le projet Marlin », traite des activités d’une entreprise minière transnationale qui a commencé en 1996 à explorer une partie du territoire de San Marcos à la recherche d’or.
En novembre 2005, des centaines de Quilombolas ont marché le long des rues de São Mateus, dans le Nord d’Espírito Santo, pour protester contre Aracruz Celulose, le plus grand producteur du monde de pâte blanchie d’eucalyptus. Sur les pancartes on pouvait lire : « Aracruz Celulose : vous êtes contre la vie, rendez-nous nos terres pour produire des aliments », « Les travailleurs mutilés par Aracruz Celulose revendiquent leurs droits », « Président Lula : l’avenir des peuples indigènes est plus important que l’exportation de pâte ! ».
Après la destruction, en janvier dernier, des villages tupinikim et guarani par les tracteurs de l’entreprise Aracruz Celulose avec l’appui de la police fédérale (voir le bulletin nº 102 du WRM), plusieurs centaines de messages internationaux de solidarité avec la lutte des autochtones pour récupérer les terres qui leur appartiennent légitimement ont été adressés aux autorités brésiliennes.
Faisant partie avec le Fonds Monétaire International de la « famille » de Bretton Woods, la Banque mondiale joue, depuis sa création en 1944, un rôle de choix dans la formulation et l’application des politiques macro-économiques des pays du Sud, où elle finance des entreprises publiques et privées pour la mise en oeuvre d’initiatives, de la construction de routes à l’installation d’usines de pâte, qu’elle identifie avec le « développement ».
Le 6 décembre, Pascual Pichún Collonao, âgé de 23 ans, membre de la communauté Antonio Ñirripil (située dans le secteur Temulemu de la commune de Traiguén, dans le Sud du Chili), a demandé formellement l’asile politique en Argentine. Ce jeune homme vivait dans la clandestinité depuis novembre 2003, date à laquelle son frère Rafael et lui avaient décidé de ne pas se présenter au tribunal qui, du fait qu’ils ne pouvaient pas payer l’amende qu’il leur avait imposée, leur avait refusé le droit à la liberté surveillée.
Aucun projet de loi sur une question environnementale n’a peut-être soulevé autant de discussions au parlement colombien que la Loi forestière générale approuvée par cet organe au mois de décembre. Les arguments et la réponse des environnementalistes colombiens, du mouvement social et même d’une partie des médias ont été si forts que, pour la première fois, le président Álvaro Uribe Vélez a retourné la loi au Congrès de la République.
Naguère encore, les pays nordiques étaient relativement peu connus dans le Sud. Tout au plus, la Finlande, la Norvège et la Suède évoquaient surtout des choses positives, comme leur législation sociale progressiste, leur solidarité contre les dictatures de l’hémisphère, des compositeurs tels que Sibelius, le Prix Nobel, ou des côtés plus populaires, tels que des joueurs de tennis célèbres, des pilotes de voitures de course, les olympiades à Helsinki ou le championnat mondial de football en Suède.
Les Mbendjele sont un peuple caché des forêts du Nord de la République du Congo. Vivant entièrement des ressources forestières, cette tribu pygmée a co-existé avec son environnement pendant des milliers d’années. Son impact sur la forêt est si minime qu’il est impossible de détecter dans les images satellite aucune trace des activités de ce peuple de chasseurs-cueilleurs.