Articles de bulletin

Rede Alerta Contra o Deserto Verde (Réseau Alerte Désert Vert), qui réunit une centaine d’organisations non gouvernementales, de mouvements sociaux, d’associations, de syndicats et de fondations de quatre États brésiliens (Espirito Santo, Bahia, Rio de Janeiro et Minas Gerais) a convoqué les habitants de l’État d’Espirito Santo, la presse et les autorités politiques à participer aux manifestations prévues pour les 20 et 21 septembre.
Le Forest Stewardship Council (FSC) fut créé en 1993, avec la mission de promouvoir une gestion des forêts du monde appropriée pour l’environnement, bénéfique pour la société et viable du point de vue économique. Les normes de gestion forestière du FSC sont fondées sur les 10 « Principes et Critères du FSC pour une gestion responsable des forêts ».
Le projet de construire un barrage hydroélectrique sur le fleuve Lom, quelques kilomètres en aval de sa confluence avec le Pangar, qui avait été présenté il y a treize ans et suspendu en 1999, a été repris en octobre de l’année dernière. Le gouvernement du Cameroun a décidé de poursuivre le projet hydroélectrique de Lom-Pangar, qui inclut un barrage de 50 mètres de haut, une retenue de 610 km2 et une usine hydroélectrique produisant environ 50 MW. Le premier pas dans ce processus consiste à mener une nouvelle évaluation d’impact environnemental.
Les parcs nationaux ne jouent pas un rôle important dans le développement économique des pays de l’Afrique centrale. Pourtant, ils sont perçus comme la pierre angulaire des efforts de conservation du monde. C’est la raison pour laquelle le président du Gabon, El Hadj Omar Bongo Odimba, avait annoncé, lors du Sommet de la Terre qui s’est tenu en 2002 à Johannesburg, Afrique du Sud, la création de treize parcs nationaux.
Les forêts de Sakoantovo, dans le Sud de Madagascar, sont sacrées pour les gens qui les ont toujours habitées. En général, une forêt sacrée est un endroit vénéré et réservé à l’expression de la culture d’une communauté, et son aménagement est régi par les pouvoirs traditionnels. Les forêts sacrées couvrent une superficie de 60 000 hectares dans l’écorégion de forêt épineuse de Madagascar, l’une des régions sèches les plus riches du point de vue biologique.
Bien que les forêts du Nigeria ne soient plus qu’un dixième de ce qu’elles étaient il y a vingt ans, elles n’en restent pas moins un habitat incroyablement riche et varié, qui va des montagnes tropicales aux forêts pluvieuses des plaines, des prairies des plateaux à la savane, des marais à la mangrove.
La région de Sundarban, qui couvre environ 10 000 kilomètres carrés de terre et d’eau, contient la mangrove continue la plus étendue du monde et fait partie du plus grand delta du monde, où se déposent les sédiments de trois grands fleuves (le Gange, le Brahmaputra et le Meghna) qui convergent dans le golfe du Bengale. En 1997, l’UNESCO a classé comme Site du Patrimoine mondial une partie du Sundarban du Bangladesh, et le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) a financé des projets pour arrêter sa dégradation.
La loi nº 41/1999 de l’Indonésie interdit les activités minières à ciel ouvert dans les forêts protégées et implique que plusieurs sociétés minières doivent suspendre leurs opérations. En juillet, le parlement indonésien a approuvé un décret présidentiel qui amende cette loi (Perpu [loi] nº 1/2004) et stipule que tous les contrats miniers signés avant l’entrée en vigueur de la loi nº 41/1999 restent valides jusqu’à leur terme. Le décret autorise 13 entreprises minières à opérer dans les forêts protégées, en leur donnant une justification politique.
Des représentants des Murut, des Kadazandusun, des Rungus et d’une trentaine d’autres tribus de la lointaine région de Tongod ont traversé en juillet de cette année le Nord de Bornéo pour se rendre dans les bureaux étincelants du sous-ministre du Territoire, Datuk Lajim Haji Ukin, à Kota Kinabalu, capitale du Sabah. Ils étaient venus revendiquer auprès du gouvernement le respect de leurs propres lois, la reconnaissance de leur droit à gérer leurs ressources naturelles et l’arrêt de la réaffectation des terres à l’extraction forestière et à la plantation industrielle.
Mme. Mai appartient à la communauté ethnique Palaung. Elle est mère de trois enfants et habite le village de Pang Daeng, au Nord de la Thaïlande. Depuis quelques semaines, elle campe devant la mairie de Chiang Mai. Comme une centaine d’autres membres de sa communauté, elle est venue demander le gouverneur de Chiang Mai de libérer son mari, M. Tan Bortuk, et d’autres personnes.
La forêt de Yabotí, qui se trouve 300 km à l’est de Posadas, dans la province de Misiones, a été classée en 1995 comme Réserve de Biosphère par l’UNESCO. En plus de son importance en matière de biodiversité, elle est le seul refuge et la seule source de subsistance de deux communautés de l’ethnie Mbyá Guaraní (Tekoa Yma et Tekoa Kapi’i Yvate), deux peuples qui ne sont que récemment entrés en contact avec le monde extérieur et qui se voient maintenant menacés par les intérêts de l’entreprise Moconá Forestal S.A.
La longue résistance du peuple U’wa en défense de ses droits ancestraux à la vie et à leurs terres et contre les projets d’exploitation pétrolière dans leur territoire traditionnel semble n’avoir pas de trêve (voir bulletins nos 10, 22, 29 et 38 du WRM). Le Plan Colombie, Ecopetrol et ses entreprises pétrolières associées et l’indifférence du gouvernement menacent le territoire des U’wa, qui est pour eux « le coeur du monde. Les veines qui nourrissent l’univers le traversent. Si on le détruit, le monde se videra de son sang ».