Dans un monde de plus en plus fragmenté et spécialisé, il est fréquent que les réponses sociales et la résistance soient elles aussi forcément fragmentées et spécialisées. De nombreuses organisations sociales s'occupent d'un thème en particulier, s'éloignant souvent de l'ensemble de la question.
Articles de bulletin
Le Groupe de Durban est une coalition d'ONG, de militants sociaux et environnementaux, de communautés, d'universitaires, de scientifiques et d'économistes du monde entier qui appellent à la création d'un mouvement mondial de base contre le changement climatique. Ce groupe dénonce l'actuelle approche erronée des négociations internationales et affirme qu'elle doit être contrée par la participation active d'un mouvement mondial des peuples du Nord et du Sud destiné à rendre à ceux-ci le contrôle du climat.
La foresterie scientifique qui eut son origine en Allemagne, vers la fin du dix-huitième siècle, est un exemple clair de la manière dont les forêts furent sorties des économies rurales locales et aménagées pour répondre aux besoins d'une économie étatique en voie d'industrialisation.
RECOMA (Red Latinoamericana contra los Monocultivos de Arboles) est un réseau décentralisé d'organisations de tous les pays d'Amérique latine. Son principal objectif est de coordonner les activités de résistance à l'expansion dans la région des grandes monocultures d'arbres, qu'elles soient destinées à la production de bois et de pâte, à la production d'huile de palmiste ou à jouer le rôle de « puits de carbone ».
Des milliers de personnes du monde entier s'apprêtent à voyager ce moi-ci vers Porto Alegre, Brésil, pour participer au Cinquième Forum social mondial (FSM). Si beaucoup d'entre eux ont des programmes spécifiques, ils partagent tous un objectif commun : travailler ensemble pour construire un autre monde possible.
Les communautés locales perçoivent en général la gestion des forêts comme une affaire publique. Pourtant, à l'intérieur du foyer les questions publiques et l'investissement reviennent à l'homme, tandis que les femmes sont responsables des affaires domestiques et ‘privées'. Du fait de leur rôle décisif dans la sécurité alimentaire du foyer, les femmes sont les plus affectées par les bouleversements dans la disponibilité des ressources.
Une alliance de nombreuses organisations pour l'environnement, le développement et les droits humains des autochtones a organisé un « Forum sur les Forêts » le 13 novembre 2004 à Kinshasa, dans le but de renforcer la lutte contre l'accroissement de l'abattage illégal dans les forêts tropicales de la RDC et pour le respect des droits des populations locales (voir bulletin nº 80 du WRM).
Les statistiques concernant le Swaziland sont déprimantes. Le chômage atteint 40 %. Plus des deux tiers de la population vivent avec un revenu de moins d'un dollar par jour. Un tiers des habitants du pays dépendent de l'aide alimentaire pour survivre. Presque 40 % des gens sont infectés par le VIH – l'un des taux d'incidence les plus élevés du monde. L'espérance de vie est tombée à 33 ans pour les hommes et 35 ans pour les femmes.
Les raz de marée provoqués par le puissant séisme de magnitude 9,0 qui s'est produit au large de Sumatra le 26 décembre dernier ont fait d'énormes ravages ; tant de souffrances et de morts ont plongé le monde entier dans la douleur.
La corruption a été identifiée comme le principal obstacle à une véritable modification du secteur forestier du Cambodge. Or, non seulement le gouvernement, mais aussi les donateurs internationaux, ont refusé de regarder ce problème en face. Les coûts de la mauvaise gouvernance du secteur forestier, que provoquent la perte de revenus, la destruction des moyens de vie ruraux et les dommages à l'environnement, augmentent sans cesse, de sorte que le Cambodge reste absolument dépendant de l'aide extérieure.
Le 26 novembre 2004, la législature de la province de Santa Fe a approuvé une loi d'urgence environnementale qui établit la suspension absolue de toute activité de coupe, de défrichage, de déforestation, de brûlage ou de destruction de forêts indigènes pendant une période de 180 jours que le pouvoir exécutif peut proroger pour 180 jours supplémentaires.
Dans une lettre ouverte signée par plusieurs organisations et personnalités du Brésil, Rede Alerta contra o Deserto Verde (Réseau Alerte Désert Vert) dénonce et rejette la certification d'une société de plantation, Aracruz Celulose, l'un des plus grands producteurs de pâte d'eucalyptus blanchie de l'état d'Espirito Santo dans le cadre du programme gouvernemental CERFLOR.