Articles de bulletin

En Indonésie, les concessions pour des plantations d’arbres sont un type d’exploitation forestière mis en œuvre par de grandes entreprises. Le Ministère des Forêts a déjà octroyé à cette fin 9 millions d’hectares, bien que toutes les concessions ne soient pas affectées à la plantation d’arbres. Jusqu’en 2011, sur le total des plantations autorisées, celles qui étaient bien gérées par les entreprises bénéficiaires des concessions ne représentaient pas plus de la moitié.
La surface plantée de palmiers à huile au Brésil a toujours été relativement petite, par rapport à d’autres pays producteurs latino-américains. Pourtant, tout semble indiquer que les transnationales brésiliennes les plus grandes, comme Vale et Petrobras, ont l’intention de développer rapidement les plantations de ce genre dans le but de produire du biodiesel, surtout dans l’État de Pará.
En juillet de cette année ont été publiés les résultats d’une enquête menée en 2010 par l’Association des ingénieurs forestiers pour la forêt indigène. Cette évaluation forestière indépendante a donné lieu à un rapport sur les répercussions environnementales et sociales des plantations d’arbres de l’entreprise Forestal Anchile Ltda., et à des plaintes déposées auprès de la Corporación Nacional Forestal (CONAF) du Chili, qui dépend du ministère de l’Agriculture.
La Quebrada de los Cuervos, située dans la région montagneuse du département de Treinta y Tres, a été la première zone à être incluse (en 2008) dans le Système national de zones protégées de l’Uruguay, en raison de la richesse de son paysage, de la présence d’écosystèmes indigènes représentatifs et de sa diversité biologique. Constituée par des herbages, des forêts de ravin, des forêts-galeries et des ruisseaux, elle joue le rôle de couloir biologique pour de nombreuses espèces végétales et animales.
Les marchés financiers spéculatifs ont de plus en plus de pouvoir sur l’économie et sur la vie, par suite de la crise capitaliste qui commença dans les années 1970.
Le 16 août de l’an passé, Ricardo Carrere – qui pendant 15 ans avait été le coordinateur international du Mouvement mondial pour les forêts tropicales (WRM) – nous a quittés.
La finan... quoi ? Le terme « financiarisation » peut paraître étranger, complexe, recherché. Il peut porter à se demander : « finan... quoi ? ». Or, il est de plus en plus présent dans les débats et dans les réflexions de la société civile, associé à la spéculation financière croissante sur les biens et les éléments de la nature, les forêts comprises, qui sont fondamentaux non seulement pour la vie des populations locales mais pour la planète entière.
Des faits associés à la conférence Rio+20, comme l’expulsion d’un activiste mozambicain et la réalité de la situation que certains sponsors de l’évènement officiel font subir aux populations locales, montrent que le pouvoir des grandes entreprises n’a pas de limites.
Quiconque était à Rio de Janeiro entre le 15 et le 23 juin a pu observer trois processus parallèles et différents, mais connectés entre eux.
La société philippine A. Brown Company Inc. s’occupe de la plantation et du traitement de palmiers à huile. En 2010, elle a commencé à planter des palmiers sur 520 hectares de terres publiques réclamées par le peuple indigène des Higaonon.
Dans le cadre du Sommet des Peuples organisé pendant Rio+20, une campagne mondiale contre les transnationales a été lancée, sous le slogan « Démantelons le pouvoir des multinationales et mettons fin à l’impunité ». La campagne a pour but d’unir les centaines de campagnes, de réseaux, de mouvements sociaux et d’organisations qui luttent contre les atteintes des transnationales aux droits de l’homme, à la nature et à la planète.
Des alliés de 26 pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique et d’Europe se sont réunis en Indonésie, dans le Sumatra occidental, du 10 au 15 juillet 2012, convoqués par La Vía Campesina et la Campagne mondiale pour la réforme agraire, pour traiter du thème « La réforme agraire et la défense de la terre et des territoires au 21e siècle : enjeux et avenir ».