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Au début des années 80, le gouvernement indonésien lança un plan forestier ambitieux, intitulé « Développement de la plantation industrielle d’arbres et de l’industrie de la pâte ». Au début de sa mise en oeuvre, les plantations d’arbres étaient censées restaurer les terres dégradées et réduire la pression sur les forêts naturelles. Cette propagande trompeuse masquait le plan véritable du gouvernement, qui visait à transformer le pays en un grand producteur mondial de pâte et de papier.
Établie en 1989, Advance Agro Public Company Limited est située dans la province de Prachinburi. Son activité principale est la production et la vente de pulpe, de papier d’impression et de papier d’écriture. Sa capacité de production de pâte kraft blanchie est de 175 000 tonnes par an. Elle produit également de la pâte blanchie à fibre courte pour deux usines dépendant d’Advance Agro Pulp, qui ont une capacité combinée de production de 427 000 tonnes de pulpe et de 250 000 tonnes de papier d’impression et d’écriture par an.
À quelques mètres seulement du mur extérieur de la papeterie Tan Mai, une industrie florissante se développe à l’ombre des cocotiers. Dans des étangs où il y avait naguère des rizières, des villageois sont debout dans l’eau usée de l’usine qui leur monte à la poitrine. Ces jeunes hommes s’efforcent de soulever des filets débordants de la prise de la journée : les fibres de papier contenues dans l’eau résiduelle de l’usine.
Solo disponible en inglés -  Greenpeace investigation reveals Swiss-German company bribing officials in Cameroon, Democratic Republic of Congo and Republic of Congo. Download full document as pdf
Freddy Molina est membre du conseil de direction de l’Association de coordination autochtone et paysanne de l’agroforesterie communautaire d’Amérique centrale (ACICAFOC en espagnol). L’ACICAFOC est une organisation communautaire à but non lucratif qui rassemble des associations, des coopératives, des fédérations et des organisations de base dirigées par des petits et moyens producteurs agroforestiers, des peuples autochtones et des paysans agriculteurs.
Du 3 au 14 mai 2004, des gouvernements du monde entier se sont rencontrés dans les salles sacrées des Nations unies à Genève, en Suisse, pour la quatrième session du Forum des Nations unies sur les Forêts (FNUF-4). Onze membres du Caucus mondial sur la gestion communautaire des forêts y ont assisté pendant la première semaine, dans le but de s’informer sur le processus du FNUF et, si possible, de plaider pour la gestion communautaire des forêts. Il faut avouer que les expectatives du Caucus étaient faibles quant aux résultats des délibérations des gouvernements.
C’est peut-être quelque chose dans l’eau de Genève qui provoque une perte temporaire de la mémoire. Ou bien c’est le café. Quoi qu’il en soit, les participants à la quatrième rencontre du Forum des Nations unies sur les forêts (FNUF-4) qui s’est tenue à Genève en mai semblent avoir subi une forme d’amnésie collective.
Solo disponible en inglés - ENGLAND, UK, APRIL 19TH, 2004. Today, over fifty environmental and social justice NGOs and other groups sent a letter of protest to the World Bank calling for the closure of its new emissions trading fund, The Prototype Carbon Fund.
Parmi les nouvelles pratiques de conservation des forêts du Kenya figure la participation des communautés à leur aménagement. Bien que les collectivités n’y soient pour l’instant que faiblement impliquées, beaucoup de celles qui habitent à proximité des forêts souhaitent maintenant prendre des décisions et profiter d’une gestion et d’une utilisation rationnelles des forêts.
Les forêts et les régions boisées couvrent environ 24% (soit 5 millions d’hectares) de la superficie totale de l’Ouganda. De cette étendue, 80% correspondent à des forêts, 19% à des forêts humides d’altitude et 1% à des plantations commerciales. Environ 30% de ces forêts et régions boisées sont classés comme forêts protégées et tombent sous la juridiction gouvernementale. Les 70% restants sont soumis à diverses formes de contrôle privé ou coutumier.
A l’issue de la Conférence nationale sur la propriété communautaire des forêts qui s’est tenue du 2 au 4 avril 2004, environ deux cents représentants de diverses organisations ont décidé ensemble de s’opposer à la Banque mondiale pour sauver les forêts. La conférence était organisée par le mouvement Jharkhand Save the Forest, le Forum national des habitants et travailleurs des forêts et le Delhi Forum, et elle a eu lieu à Chalkhad, un village forestier de l’État de Jharkhand, dans la région orientale de l’Inde, où les populations autochtones sont majoritaires.
Les communautés autochtones ont pratiqué une gestion durable des écosystèmes de base communautaire pendant des siècles. Ces méthodes sont intégrées aux croyances et aux savoirs locaux, et sont fondées sur la sagesse et l’expérience des générations passées. Elles contribuent au bien-être économique des collectivités locales et à celui de la nation indonésienne.