En mars 2007, un appel national et international a été lancé devant l’imminence du déboisement et de la destruction totale de 24 000 ha (240 km2) de forêt vierge par l’entreprise UMBU S.A. Cette étendue se trouve au cœur de la zone dénommée « Amotocodie », dans le Nord du Chaco paraguayen. L’Amotocodie fait partie du territoire ancestral du peuple indigène ayoreo, dont deux groupes isolés l’habitent encore en permanence.
Articles de bulletin
Les organisations de pêcheurs, de cueilleurs artisanaux, d’écologistes et d’universitaires de dix pays d’Amérique latine, réunies dans le réseau Redmanglar Internacional, se sont donné rendez-vous dans la localité de Cuyutlán, État de Colima, au Mexique, du 8 au 13 octobre.
Les peuples indigènes ont remporté une grande victoire : au terme de plus de vingt ans de négociations, le 13 septembre dernier l’Assemblée générale des Nations unies a finalement adopté la Déclaration des droits des peuples autochtones.
Introduction
Le 27 août 2007, le ministre de la Justice, Tarso Genro, a signé les résolutions ministérielles sur la démarcation des terres indigènes des Tupinikim (14 227 ha) et des Comboios (3 800 ha), qui totalisent 18 027 ha.
Dans ces résolutions, le gouvernement brésilien reconnaît que les terres en question ont été traditionnellement occupées par les Tupinikim et les Guarani et que pendant les 40 dernières années elles ont été illégalement occupées par Aracruz Celulose.
Il y a trois ans, en réponse à un article que j’avais écrit sur la participation de l’industrie de la pâte dans la recherche en manipulation génétique des arbres, j’ai reçu un courrier électronique du secrétariat du FSC, situé à Oaxaca, au Mexique.
Djagwareté, coordinateur de la Commission des Caciques tupinikim et guarani, a déclaré avec émotion, pendant la célébration de la reconnaissance des terres indigènes : « Il y a deux ans nous nous sommes réunis ici même, dans le village de Pau Brasil, pour fêter la conclusion des travaux d’auto-démarcation de nos terres.
Si la lutte pour les 11 009 hectares de terre des Tupinikim et des Guaranis contre Aracruz Celulose, premier exportateur de pâte d’eucalyptus du monde, a été dure, la réoccupation de ce territoire et la réaffectation à d’autres usages des terres plantées d’eucalyptus seront peut-être encore plus difficiles.
Le WRM a passé plus de dix ans à réunir, produire et divulguer des informations et des analyses sur les effets écologiques et sociaux des plantations de « fast wood », qui se caractérisent par la monoculture sur de grandes surfaces d’arbres de croissance rapide. Ce faisant, nous avons insisté sur le fait que les plantations de ce genre ne devraient pas être certifiées, et nous avons visé surtout le Forest Stewardship Council (FSC), la plupart de ces plantations étant certifiées par ce procédé.
L’entreprise Veracel Celulose (qui appartient à Stora Enso, suédo-finnoise, et à Aracruz Celulose, norvégienne-brésilienne) a commencé les démarches pour obtenir la certification FSC des plantations d’eucalyptus qu’elle possède dans le Sud de l’État de Bahia, et elle a engagé pour ce faire la société conseil SGS.
Le parlement de la Tasmanie va débattre cette semaine le projet d’usine de pâte que Gunns propose de construire à Bell Bay. Si elle est construite, cette usine de 1,4 milliards de dollars consommera quatre millions de tonnes de grumes par an, soit le double du volume de bois que Gunns extrait actuellement des forêts indigènes de la Tasmanie. L’usine produira une grande quantité de substances toxiques qui vont contaminer l’air et le détroit de Bass.
Vingt-deux femmes des provinces de Kalimantan et de Sumatra se sont réunies à Bogor du 22 au 24 mai pour discuter des effets que les plantations de palmier à huile avaient eus sur leurs vies.
Les femmes et le développement
Pourquoi les femmes ? Il est évident que les femmes indonésiennes sont une partie intéressée qui a été marginalisée par le processus de développement dans lequel s’insère l’établissement des plantations de palmier à huile sur de grandes surfaces.
Les grandes plantations de palmier à huile ont été une très mauvaise initiative pour les habitants de la PNG, et surtout pour les femmes, qui ont subi des changements radicaux dans leur vie, leur travail, leur sécurité et leur santé (voir le bulletin nº 120 du WRM).