Comme les gouvernements étatiques de bien d’autres régions de l’Inde, celui de l’État de Jharkhand est en train de planifier, au nom du « développement » et de la « réduction de la pauvreté », une expansion industrielle de grande portée dans toute la région. À la grande déception des mouvements populaires du Jharkhand, les autorités du gouvernement récemment élu ont l’intention de maintenir les accords passés par le gouvernement étatique précédent avec les principales entreprises minières et sidérurgiques.
Articles de bulletin
Nous avons déjà rapporté (voir le bulletin nº 111 du WRM) en quoi avait consisté l’Opération Changement Climatique, lancée le 1er janvier 1999 dans le Delta du Niger : les activistes avaient fermé les stations de pompage de pétrole et les torchères de gaz. En réponse, il y avait eu de nombreuses maisons détruites, des gens tués et des femmes violées. Pourtant, la lutte avait continué et un groupe, composé surtout de femmes, avait lancé une campagne pour protéger la vie et mettre fin aux déprédations des grandes entreprises pétrolières.
Le Forum social mondial s’est réuni à Nairobi, au Kenya, du 20 au 25 janvier. Au-delà des critiques, souvent tout à fait justifiées, qu’il a soulevées de la part des participants eux-mêmes, nous souhaitons commenter surtout, plutôt que ce qu’on y a dit ou fait, le message du Forum : « un autre monde est possible ».
Les Enawene Nawe (une petite tribu amazonienne de 420 membres qui vit de la pêche et de la cueillette dans l’État de Mato Grosso, au Brésil) ont été contactés pour la première fois en 1974 et, depuis, ils vivent dans un isolement relatif. Ils plantent dans leurs potagers du manioc et du maïs, et ils récoltent quelques produits de la forêt, comme le miel, mais leur principal moyen de vie est la pêche. Le poisson joue un rôle vital dans leur alimentation, car il s’agit d’une des rares tribus qui ne mangent pas de viande rouge.
Le paysage est vert près de la frontière sud du parc national du mont Elgon, et la terre volcanique y est fertile. Pourtant, depuis la création du parc en 1993, il existe un conflit parfois violent entre son administration et les paysans.
Les biocarburants sont la coqueluche des fabricants de voitures et des politiciens, désireux d’être perçus comme « verts » sans s’attaquer directement au problème des émissions toujours croissantes que produisent les transports. À l’Union européenne aussi ils sont fort en vogue. Le 10 janvier, la Commission européenne a présenté son nouveau plan sur l’énergie et les biocarburants, que l’on peut résumer en huit mots : des ennuis pour les gens et le climat.
L’empressement de l’Union européenne d’encourager l’utilisation et l’importation de biocarburants pour remplacer les combustibles d’origine fossile inquiète sérieusement ceux qui savent que le réchauffement planétaire devrait être attaqué de façon globale et qui réclament une modification radicale des modes actuels de production, de commercialisation et de production du monde occidental.
La lointaine vallée de Hugawng, située dans l’État de Kachin du Nord de la Birmanie, a été reconnue au plan international comme l’un des sites les plus riches en diversité biologique du monde, au point que même le régime militaire du pays l’a laissée pratiquement intacte jusqu’au milieu des années 1990.
Le 15 décembre 2006, le gouvernement de la Colombie a fait connaître sa décision de reprendre les activités de prospection pétrolière dans les blocs Sirirí et Catleya, qui s’étendent sur les départements d’Arauca, Santander, Norte de Santander et Boyacá, dans le Nord-Est du pays, à l’intérieur du territoire des U’wa.
L’économie du Costa Rica est fondée sur l’exportation, et le pays manque de toute indépendance politique ou économique. La pression exercée sur les ressources par le système mondial a conduit à une forte inégalité. Depuis le Protocole de Kyoto, les néolibéraux ont redéfini les forêts, qui sont devenues des « génératrices d’oxygène », un concept auquel le Costa Rica a adhéré.
Lorsque le président Rafael Correa a affirmé, il y a deux ou trois jours, qu’en réclamant un moratoire sur les activités pétrolières les écologistes prétendaient retourner à l’époque des cavernes, il ne faisait que reprendre les paroles de ceux qui, des années durant, ont façonné ce pays dépendant que nous avons et le maintiennent en l’état. Le problème est que, cette fois, il a fait une telle déclaration au moment où la presse internationale sonnait l’alerte à cause du réchauffement planétaire... Si nous continuons de brûler du pétrole, nous finirons dans les cavernes !
L’adoption en 2006 de la ‘Loi sur les Tribus enregistrées et autres habitants traditionnels des forêts (Reconnaissance des droits forestiers)’ est un événement marquant dans la longue et dure lutte des Adivasi et d’autres habitants des forêts du pays. Pour la première fois dans l’histoire des forêts de l’Inde, l’État reconnaît formellement que les peuples des forêts ont longtemps été privés de leurs droits, et le nouveau code forestier vise non seulement à redresser cette « injustice historique » mais à accorder aux communautés forestières un rôle primordial dans la gestion des forêts.