Des décennies de déboisement et de dégradation des forêts ont laissé intacts moins de deux pour cent des forêts indigènes du Ghana. Ces forêts ont toujours été la source des moyens de vie des personnes qui en dépendaient, auxquelles elles fournissent bois de chauffe, charbon, matériaux de construction, fourrage, fruits, noix, miel, teintures et médicaments.
Articles de bulletin
Le Swaziland est un pays enclavé, presque entièrement entouré par l’Afrique du Sud, d’une superficie de 17 363 km2 et peuplé de 1 161 219 habitants. Après le sucre, le bois est sa principale activité industrielle.
Lors de la conférence « Plantations d’arbres à bois : impacts, visions d’avenir et tendances mondiales » tenue à Nelspruit en novembre 2003, organisée par GeaSphere en association avec la coalition TimberWatch, un témoignage saisissant de la situation du Swaziland et des malheurs découlant des monocultures d’arbres a été donné par Nhlanhla Msweli, de SCAPEI.
L’industrie minière a des effets dévastateurs sur les gens et l’environnement mais, dans le cas spécifique des femmes, elle a des conséquences encore plus graves (voir bulletins nº 71 et nº 79 du WRM). En effet, en plus de provoquer la déforestation et la contamination de la terre, des fleuves et de l’air par des déchets toxiques, l’exploitation minière détruit les espaces culturels et privés des femmes et les prive de leur infrastructure de socialisation et de leur rôle dans la société, le tout pour le bénéfice d’une poignée de grandes sociétés.
Le Parc national Komodo (PNK) fut établi en 1980 par le gouvernement de l’Indonésie pour protéger l’habitat du lézard géant Varanus komodoensis, appelé « dragon de Komodo », qui est unique au monde. En 1995, le gouvernement central invita l’organisation nord-américaine The Nature Conservancy (TNC) à participer à la cogestion du parc.
Des siècles durant, les peuples autochtones Heuny et Jrou qui habitent les villages de Nong Phanouane et Houay Chote ont pratiqué l’agriculture itinérante sur brûlis dans leurs forêts du plateau Boloven, dans le Sud du Laos.
A présent, des fonctionnaires gouvernementaux leur ont dit qu’ils devaient cesser d’appliquer cette méthode et qu’ils seraient bientôt obligés de déménager. Quelle en est la raison ? C’est qu’ils ont le malheur de vivre dans un bassin versant qui, d’après le gouvernement, doit être protégé à cause d’un projet de barrage hydroélectrique.
Les communautés locales de toute la Malaisie rejettent la tentative du pays de « verdir » son industrie du bois. Au cours de la rencontre de la COP-7 à la Convention sur la biodiversité biologique qui s’est tenue en Malaisie en février dernier, les représentants de 253 populations autochtones habitant les forêts ont présenté une déclaration où le plan du Conseil malais pour la certification du bois, MTCC, est accusé d’avoir causé, et de continuer à causer, une marginalisation croissante de leurs communautés.
Le Malaysian Timber Certification Council (MTCC) ou Conseil malais de certification de bois est décidé à répondre à la demande des marchés occidentaux qui exigent une étiquette verte sur le bois tropical. Cet organisme a été le premier, parmi les organisations nationales de certification des pays tropicaux, à investir vraiment dans l’acceptation du marché européen. Des délégations malaises, avec le ministre des Industries de base en tête, ont visité l’Europe à plusieurs reprises, et la promotion active de leur système a porté ses fruits.
L’industrie minière est une des activités que le partage international du travail a imposées aux pays du Sud riches en ressources naturelles. Pourtant, en aucun cas cette activité n’a abouti au bien-être général dans les pays en question, où elle a plutôt joué le rôle d'une malédiction.
Au Costa Rica, le Comité d’opposition à l’industrie aurifère dénonce activement les impacts, nombreux et dévastateurs, des mines elles-mêmes, de l’élimination des déchets miniers, du transport du minerai et de son traitement qui, très souvent, utilise ou produit des substances dangereuses.
Les Naso (que l’on appelle aussi les Teribe) furent parmi les premiers groupes à s’établir dans le territoire de Panama. A la suite de plusieurs expéditions armées européennes, le nombre des Naso diminua considérablement, au point qu’au dix-neuvième siècle il n’en restait que moins de deux mille. A l’heure actuelle, les Naso sont environ 4 000 et vivent, dans des conditions assez mauvaises, des deux côtés de la frontière entre le Costa Rica et le Panama.
Le 8 mars dernier, une grande mobilisation a eu lieu sur la route BR-101 Nord de l’État brésilien d’Espirito Santo, dans la localité de São Mateus. Coïncidant avec la journée internationale de la femme, près de 600 autochtones guaranis et tupiniquis, des représentants des communautés afro-brésiliennes (Quilombos), des membres du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (le célèbre MST) et du Mouvement des petits agriculteurs (MPA, qui intègre Via Campesina), avec la participation de nombreuses femmes, ont occupé la route et arrêté la circulation.
Les antécédents de la pression nord-américaine sur la politique équatorienne nous demanderaient de remonter loin dans le temps et de noircir de nombreuses pages. Cependant, pour analyser les événements récents il suffit de mentionner le sommet ministériel de l’ALCA (Area de Libre Comercio de las Américas) qui s’est tenu à Miami en novembre 2002. A cette occasion, les Etats-Unis ont perdu de leur pouvoir et ont dû accepter la proposition du Brésil dans le sens d’un « ALCA plus souple ».
Le Paraguay, un pays éminemment agricole, se trouve confronté à un faux dilemme : le choix entre la technologie et l’arriération.
La technologie appliquée à l’agriculture au cours des 40 dernières années – à partir de la Révolution verte, avec son paquet de produits agrochimiques toxiques et maintenant transgéniques – avait promis de surmonter les inconvénients qui s’opposent à la production agricole et de résoudre le problème de la faim.