Articles de bulletin

En Indonésie, la partie occidentale de Java – Halimun – est bien connue pour sa forte biodiversité et sa richesse culturelle. Au regard des systèmes de gestion communautaire des forêts, les peuples autochtones et locaux d’Halimun ont une expérience séculaire de l’agriculture et de la connaissance des forêts tropicales.
Le Centre pour la recherche forestière internationale (CIFOR) a mis en oeuvre, pendant plus de cinq ans, un programme intitulé Cogestion adaptative des forêts (CAF). Au moment de la plus grande diffusion du programme, nous avons travaillé dans 11 pays (Népal, Indonésie, Philippines, Kirghizstan, Malawi, Cameroun, Zimbabwe, Ghana, Madagascar, Bolivie et Brésil) ; à l’heure actuelle, les activités continuent dans huit pays. L’un des éléments saillants a été notre succès à impliquer les femmes, et d’autres groupes marginalisés, dans notre travail avec les communautés.
Dans le cadre du Réseau des plantes médicinales d’Amérique du Sud, le Centre uruguayen d’étude de technologies appropriées (CEUTA) coordonne en Uruguay un travail collectif de récupération des savoirs populaires et traditionnels sur l’utilisation des plantes en tant que médicaments et qu’aliments.
Nulle part les femmes ne sont aussi invisibles que dans les plantations d’arbres. Il est rare de les voir travailler entre les rangées sans fin d’eucalyptus ou de pins. En revanche, les plantations sont très visibles aux yeux des femmes, qui en sont gravement affectées de diverses manières.
En général, la déforestation est perçue comme un problème environnemental, qui provoque la perte de biodiversité et qui a des impacts sur l’eau et sur le sol. Or, ce n’est là qu’une partie du problème.
En janvier 1998, et coïncidant dans le temps avec la rencontre annuelle du Forum économique mondial à Davos (la station de ski, petite et luxueuse, qui donne son nom à cet événement), 192 organisations de 54 pays réunies dans l’Action mondiale des peuples, ont lancé une « Déclaration contre les mondialisateurs de la misère ».
Le monde a une Convention sur le changement climatique depuis 1992. La signature et la ratification de cette convention impliquent des obligations, autant légales que morales. La plupart des gouvernements l’ont déjà ratifiée. Et pourtant, après tant d’années ils ont très peu de chose à montrer, à part les tonnes de papier issues de négociations sans fin.
Avec une population généralement estimée à environ 100 000 personnes au Cameroun, les ‘pygmées’ sont le peuple des forêts le mieux connu et le plus vulnérable de l’Afrique. Leur mode de vie est étroitement lié à la forêt, où ils trouvent leur nourriture (viande, fruits, miel, racines, etc.) et les produits médicinaux traditionnels dont ils sont des experts reconnus. La forêt est leur habitat naturel, où la plupart d’entre eux habitent en nomades.
Dans un continent qui est encore ravagé par plus de 20 conflits armés soutenus par des intérêts étrangers et financés par le pillage des ressources naturelles – le pétrole, les diamants, l’or, le bois, le cuivre, le cobalt et le coltan – le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) est pour certains un sujet d’incertitude.
Tandis que les Kenyans fêtent leurs quarante années d’indépendance, les Ogiek se rappellent leurs quarante années de destitution et de marginalisation institutionnelle, pendant lesquelles ils ont été systématiquement soumis à l’oppression et à la brutalité par l’application d’une politique d’assimilation qui les porte à l’extinction.
Un large éventail de défenseurs de l’environnement et de représentants de groupes communautaires, d’institutions de recherche et de décideurs du gouvernement et de l’industrie s’est réuni mi-novembre à Nelspruit, Afrique du Sud, pour discuter d’une question brûlante : l’impact des plantations d’arbres à bois.
La Birmanie est célèbre à juste titre pour ces riches gisements de pierres précieuses, qui incluent les rubis, les saphirs et le jade. La ville de Mogok, située à l’extrémité Est de la division Mandalay, sur la frontière de l’état de Shan, a été le centre de l’extraction de rubis et de saphirs pendant huit cents ans.