Articles de bulletin

Le processus de migration de la campagne vers la ville qui a lieu au Chili est le résultat de conflits intérieurs dans la structure agraire auxquels s’ajoute, dans le cas de la VIIIeRégion (celle du Bio-Bio), une conversion productive qui est en fait une conversion forestière.
L’entreprise étatique Perhutani se vante de posséder « l’un des plus forts pourcentages de plantations forestières du monde » (http://perhutaniproducts.com/), sur une surface de 2 426 206 ha à Java et dans l’île de Madura, en Indonésie. Elle détient aussi un sombre record : celui d’avoir endommagé ou détruit bien plus de la moitié de la ‘forêt domaniale’ de Wonosobo, au centre de Java (cf Bulletin nº 96 du WRM).
La forêt des Marais Tanoé, située dans le département d’Adiaké, est la seule qui reste dans le Sud-Est de la Côte d’Ivoire et s’étend sur une zone que les experts de la conservation ont classée, entre autres choses, comme de grande importance pour la conservation des mammifères et des oiseaux et de très grande importance pour la conservation des écosystèmes d’eau douce.
En février 2008, le Service de la Faune et les Forces défensives de l’Ouganda ont expulsé plus de 4 000 personnes des communautés Benet et Ndorobo qui habitaient le parc national de Mount Elgon, dans l’Est du pays. Les maisons et les cultures ont été détruites, le bétail a été confisqué et les gens sont restés sans toit. Ils ont trouvé refuge où ils ont pu : dans des grottes et sous les arbres. Les plus chanceux sont restés dans une école primaire ou sont allés chez des gens de leur famille.
Le papier est une merveilleuse matière, qui au long des siècles a servi les féconds échanges d’idées entre les êtres humains. Pour nous, qui l’utilisons comme moyen essentiel pour partager ce que nous pensons, imaginons, rêvons, savons ou croyons savoir, le papier reste un outil merveilleux que nous voulons pouvoir continuer à utiliser… mais pas aux dépends des milieux naturels et des populations.
Le papier est un matériel auquel bien des habitants des pays industrialisés n’accordent aucune importance. Des millions d’arbres sont abattus, transformés en pâte puis en papier, et celui-ci est imprimé et jeté ensuite sans même l’avoir lu.
Depuis le début des années 1960, la consommation mondiale de papier et de carton s’est multipliée presque par sept. Chaque année, chaque habitant du Royaume-Uni consomme en moyenne plus de 200 kilogrammes de papier. Aux États-Unis, ce chiffre monte à presque 300 kilogrammes. Cette consommation est répartie de façon très inégale : au Laos, par exemple, les personnes utilisent en moyenne moins d’un kilogramme de papier par an.
« Quand j’emploie un mot », dit Humpty Dumpty à Alice, « il veut dire exactement ce que je veux, ni plus ni moins ». Bienvenue au monde de l’autre côté du miroir. Non pas celui de Lewis Carroll mais celui de la Confédération des industries papetières européennes. La CEPI représente 800 entreprises de pâte et de papier de 18 pays européens, lesquelles produisent plus d’un quart du papier du monde. Elle-même se décrit comme « la voix et le visage public de l’industrie européenne de la pâte et du papier, représentant ses intérêts vis-à-vis des institutions européennes ».
La faim dans le monde provoque de plus en plus d’inquiétude chez ceux qui n’en souffrent pas encore et de plus en plus de souffrance chez ceux qui la subissent, dont le nombre augmente chaque année. Pourtant, les politiques mises en place dans les centres du pouvoir mondial ne font pas grand-chose pour résoudre le problème et, en général, finissent par l’aggraver.
Les agrocarburants sont de plus en plus l’objet d’avertissements, de protestations et de plaintes de sources aussi diverses que des personnalités officielles des Nations unies (le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, et le rapporteur de l’ONU sur le droit à l’alimentation, Jean Ziegler), des premiers ministres comme Fidel Castro et des organisations sociales du Nord et du Sud [1 et 2]. Et pourtant, les plantations pour les produire continuent d’avancer.
Le premier week-end de mai, le cyclone Nagris a ravagé la Birmanie. Il s’est abattu sur le delta de l’Irrawaddy, avec des vents qui ont atteint 190 km/h, mais les dégâts les plus graves ont été causés par le raz de marée dont il s’est accompagné : une vague de 3,5 m de hauteur a balayé ou inondé la moitié des maisons dans les villages de la zone la plus basse. Les habitants n’ont pas pu fuir à temps ; entre 22 000 et 100 000 personnes seraient mortes.
Son nom était Parojnai. Il appartenait aux Ayoreo-Totobiegosode, un peuple indigène de la forêt du Chaco qui s’étend au sud du bassin de l’Amazone, de la Bolivie au Paraguay et à l’Argentine.