Articles de bulletin

La " Coalition contre l'industrie minière dans les aires protégées indonésiennes " a publié un communiqué pour exposer l'opposition forte et croissante que les activités minières rencontrent dans plusieurs secteurs. Cette coalition est composée de dix groupes : JATAM, WALHI-Friends of the Earth, Indonesian Center for Environment Law, WWF Indonesia, Kehati, Pelangi, Forest Watch Indonesia, MPI, POKJA PSDA, et PELA.
Electricité de France s'est retirée du projet de barrage Nam Theun 2 au Laos. EDF a annoncé son départ le 17 juillet 2003, la veille du jour où le consortium chargé du barrage, la compagnie Nam Theun 2 Power, devait signer un accord d'achat d'électricité avec l'EGAT, l'organisme thaïlandais de génération d'électricité. L'entreprise d'Etat EDF était l'investisseur principal du projet. En juin 2001, EDF et Harza Engineering (actuellement dénommée Mongtomery Watson Harza) avaient constitué une joint venture pour devenir les fournisseurs principaux dans la construction du barrage.
Deux plantations gérées par l'Organisation forestière industrielle de la Thaïlande (FIO en anglais) bénéficient actuellement de certificats de bonne gestion dans le cadre du système Forest Stewardship Council (cf. Bulletins 48 et 64 du WRM).
Vers l'année 2002, les forêts du département de Olancho étaient dévastées par des sociétés d'exploitation forestière. Leur destruction servait à approvisionner de nombreuses scieries (légales et clandestines), certaines d'entre elles étroitement liées à des parlementaires. Pendant que ces entreprises s'enrichissaient, les habitants locaux subissaient les impacts de l'exploitation forestière, en particulier l'épuisement de l'eau suite à la coupe de la forêt et à l'interruption de son rôle dans la régulation du cycle hydrologique.
Du 17 au 20 juillet s'est tenu au Honduras le Deuxième forum mésoaméricain contre les barrages: "Pour l'eau et la vie des peuples". Cent cinquante délégués environ participèrent à l'événement, "préoccupés par l'invasion croissante des projets de construction de barrages imposés par les grandes transnationales et les organismes multilatéraux en connivence avec les gouvernements corrompus de la région mésoaméricaine".
À Chiapas, au sud du Mexique, habitent des paysans, des métisses et des indigènes tzontales, tzontziles, choles, zoques et tojolabales. On cultive des bananes, du cacao, de la canne à sucre, du riz. Chaque famille possède sa milpa (verger) où elle sème du maïs et des haricots destinés à la consommation familiale.
Une centaine d'organisations des états de Espirito Santo, Bahia, Rio de Janeiro et Minas Gerais se sont réunies à Porto Seguro, Bahia, le 28 et le 29 juin, dans le cadre de la IIe Rencontre nationale du réseau Red Alerta Contra el Desierto Verde (Halte au désert vert). Ces organisations ont rédigé une lettre qui sera adressée au Président Lula ainsi qu'à des représentants parlementaires et à la Banque mondiale, où il leur est demandé d'accorder d'avantage d'attention au problème décrit ci-dessous:
Afin d'imposer le modèle de monocultures d'arbres à grande échelle, les gouvernements et les exploitants forestiers du monde entier n'hésitent pas à mentir à la population. Le Chili connaît bien ce genre de tromperies. Cependant, ceux qui luttent de façon organisée contre cette injuste politique gouvernementale et qui défendent les vraies forêts chiliennes sont de plus en plus nombreux.
Les derniers Indiens non contactés du sud du bassin amazonien sont actuellement cernés de toute part. Maintenant que leur dernier refuge est peu à peu envahi, il ne leur reste aucun endroit où se cacher. Mais si le gouvernement paraguayen réagit, ils pourront garder la maîtrise de leur territoire et éviter les maladies qui menacent de décimer leur population.
Le concept de "durabilité" se vide de plus en plus de contenu, en particulier lorsqu'il est utilisé par ceux qui s'adonnent à des activités fondamentalement non durables. Parmi ces activités, il faut en mentionner une qui est non durable par définition: l'exploitation minière. Certes, on peut argumenter que les mines sont nécessaires pour fournir aux êtres humains une diversité de biens, mais ce qu'on ne peut pas dire c'est qu'il s'agisse là d'une activité durable, puisqu'elle est fondée sur l'extraction de ressources non renouvelables.
L'industrie minière est l'ensemble des activités concernant la découverte et l'extraction de minéraux qui se trouvent sous la surface de la terre. Ces minéraux peuvent être métalliques (tels que l'or et le cuivre) ou non métalliques (tels que le charbon, l'amiante ou le gravier). Les métaux sont mélangés à beaucoup d'autres éléments, mais parfois on retrouve de grandes quantités de certains métaux concentrées dans une zone relativement petite - le gisement - d'où l'on peut extraire un ou plusieurs métaux avec des bénéfices économiques.
L'évidence est aujourd'hui irréfutable que l'industrie minière diminue sévèrement la capacité d'un pays à maintenir la croissance économique (même dans les limites étroites des définitions auxquelles adhèrent les Etats nationaux). Pour ceux qui pensent que les "richesses" contenues dans le sous-sol se transforment infailliblement en argent dans la banque, une telle découverte est "surprenante". Mais pour ceux qui adoptent une analyse anticolonialiste de l'accumulation de capital, la raison fondamentale d'un tel désaccord n'est pas difficile à découvrir.